■LIVRE VI, C11 A P. nt. 107
nir; il s’appliquera plus ä donnel- fies moeursqu’;i infligef des suoplices.
C’est mie remarque perpetuelle des auteurSchinois (i), quejtlus dans leur empire on vovoitaugmenler les supplices, plus la revolutionetoit proeliaine. C’est qu’on angmentoit lessupplices amesure qu’on manquoil de moeurs.
II seroit aise de prouver que, dans tous oilpresque tous les &ats de l’Iiurope, les peinesont diminue ou augmentea mesure qu’on s’estplus approche ou plus eloigae de la liberte.
Dans les pavs despotiques, on est si mallieu-reux que l’on y craint plus la mort qu’on neregrette la vie; les supplices y doivent doncetre plus rigoureux. Dans les etats moderes,on craint plus de perdre la vie qu’on ne re-doute la mort en elle-meme; les supplices quiötent simplement la vie y sont donc suffisants.
Les hommes extre nement heureux et lesIiommes extremement ma'beurenx sont ega-lement portes ä la durele ; lemoins les moi-nes et les conquerants. II n'y a que la medio-erite et le melange de la bonne et de la mau-vaise fortune qui donnern de la douceur et dela pitie.
Ce que l’on voit dans les hommes en particu-lier se trouve dans les diverses nations. Chezles peuples sauvages qui menent une vie tres
(i) .le ferai voir dans la suite rpie la Cliine, ä cetigard, est daus le cas d’une republiipie , ou d’unemonaichie.
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