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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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196 BF, I, ESPRIT BFS IOIS.

touslcs criraes : de sorle que la fonction desdelateurs est inconnue parmi nous; et, si cevengeur public etoit soupconnc dabuser deson ministe«, on Pobligeroit de nommer sondenoncialeur.

Dans les lois de Platon (i), eeux qui negli-gent davertir les magistrats on de leur donnerdu secours doivent etre punis. Cela ne con-viendroit point aujonrdhui. La partie publi-que -veille pour les citoyens; eile agit, et ilssollt tranquilles.

CI-IAPITRE IX.

De la seyerite des peines dans les divers gouver-neinents.

L a severite des peines convient mieux au gou-vernement despotique, dont le principe est laterreur, quä la monarcliie et a la republique ,qui ont pour ressort lhonneur et la vertu.

Dans les etats m öderes, lamour dela patrie,la honte, et la crainte du bläme, sonl des mo-tifs reprimants, qui peuvcnt arreter bien descrimes. La plus grande peine d une mauvaiseaetion sera den etre convaincu. Les lois civi-les y corrigeront donc plus aiscnient, et nau-ront pas besoin de taut de force.

Dans ces etats, un bon legislateur satta-cbera moins a punir les crimes qua les preve-

(i) Liv. IX,