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ZIVILE VI, OHAP. VII. Ifj5
jusqu’au jugcment definltif. II declara que sa]oi n’avoit ^te falte qu’en faveur dupere,etque, Virginias elant absent, elie ne pouvoitravoir d’appücation (i).
CHAPITRE VIII.
Des accusations dans les divers gouvernements.
A Rome (2), il etoit permis ä un citoyon d’enaecuserun autre: cela dtoit etabli selon l’espritde ia republique, öu ehaque citoyen doit avoirpom- le bien pubdc un zele sansbornes, oucbaque eitoven est cense tenir tous les droitsde la patrie dans ses mai-ns. On suivit sousles empereurs les inaximes de Ia republi-que;, et d’abord 011 vit paroitre un genred’hommes funestes, une troupe de delatours.Quiconqüe avoit bien des vices et bien des ta-lenls, une ame bien b'asse, et un esprit ambi-tieux, eheivboit un cri iünel dont la coiidam-nation put plaire auprince; c’etoit la voie poiu-aller aux bonneurs et a la fortune ( 3 ), choseque nous ne voyons pas parmi nous.
Nous avons au jourd’bni une Ioi admirable,c’est celle qui veut que le prince, etabli pourfaire executer les lois, prepose un officier danscliaque tribunal ]iour poursuivre en son nom
(1) Quod pater puellre abesset, locum injuriaeesseratus. Tite-Live, deeade I, liv. III.—(2) Et dansbien d’antres cites. — ( 3 ) Voyez daus Taeite les re-compenses accordees ä ces delatenrs.