ig4 I>E i’espiiit DltS l.OIS.veulent encore les juger. Les reflexions vien-nent eil foule : je ne ferni que cel.e-ci.
II y a, par la nature des elioses, une especede contradiction entrele conseil du monarqueet ses tribunaux. Le eonseil des rois doit etrecompose de peu depersonnes, et les tribunauxde judicature en deinandentbeaucoup. La rai-son en est que, dans le premier, on doit pren-dre les affaires avec une certaine passion, etles suivre de meme; ee qu’on ne peut guereesperer que de quatre ou cinq liommes qui eilfont leur affaire. II faut au conlraire des tri-bunaux de judicature de sang froid, et a quitoutes les affaires soient en quelque facon in-differentes.
CIIAPITRE VII.
Du magistrat uuique.
XJn tel magistrat ne peut avoir lieu que dansle goirverncment despotique. On voit dansl’iiistoire roinaine a quel point un juge uniquepeut abuser de son pouvoir. Comment Appiussur son tribunal n’auroit-il pas meprise les.lois, pnisquäl vioIa meine celle qu’il avoitfaite(i) ? Tite-Live nous apprend Tiiiique dis-tinelion du decomvir. II avoit aposte un liom-mequi reclamoit devant lui Virginie commeson eselave : les parents de Virginie lui deman-derenl qu’en vertu de sa loi on Ja leur reniit
(i) Yoyez la loi II, §. 24, ff. de orig.jur.