LIVRE VI, CHAP. V. I()3
k gement stupide , et l’imperalrice entrepre-«nante ä l’exces, eile servoit Finsatiable ava-n rice de ses domestiques et de ses confidentes;« de sorte que, pour les gens moderes, il n’y« avoit rien de plus desirable que la mort. »
« Il y avoit autrefois, dit Procope(i), fort«neu de gens ä la cour; mais sous Justinien,i' comme les juges n’avoient plus la liberte de« rendre justice, leurs tribunaux etoient de-«serts, taudis que le palais du prince retcn-<c tissoit des clameurs des parties qui y solli-« citoient leurs affaires. » Tout le monde saitcommeut on y vendoit les ju gements, et meineles lois.
Les lois sont les yeux du prince; il voit pareiles ee qu’il ne pourroit pas voir sans elles.Veut-il faire la fonction des tribunaux ? il tra-vaille non pas pour lui, mais pour ses seduc-teurs contre lui.
CHAPITRE VI,
Oue, clans la monareliie, les ministres ne doiventpas juger.
C’est eneore un graud iuconvenient dans lamonareliie, t[ue les ministres du prince jugenteux-meines les affaires contentieuses. Nousvoyons eneore aujourd’fiui des etats oü il y ades juge's sans nombrepour decider les affairesfiscales, et oü les ministres, qui lecroiroit!
(i) Histoire secrete.rsru. D£s lois. i.
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