i86 de l’esprit des i.ois.narelües. Daus Tun et clans 1’aulre gouverne-ment, eiles angmentent en raison du cas quel’on y fail de l’honneur, de la lorlune, de lavie, de la liberle, des citoyens.
Des liommes sont tous egaux dans le gou-vernement republicain; ils sont egaux dans legouvernement despotique: dans le premier,c’est parcequ’ils sont tout; dans le seeoud, c’estparcequ’ils ne sont rien.
CII AP IT RE III,
Daus quels pouvrrnenients et dans quels cas on doitjuger st’lou uu texte precis de la loi.
Plus le gouvernement approclie de la rdpu-blique, plus la mattiere de juger devient fixe;et c’etoit im vice de la republique de Lacede-mone que les epltores jugeassent arbitraire-ment, saus qu’il y etil des lois pour les diri—ger. A Rome les premiers consuls jugereutcomme les epltores: on en sentit les inconve-nients^ et l’on fit des lois preeises.
Dans les etats despotiques il n’y a point delois; le juge est lui-meme sa regle. Dans lesetats monarcliiques il y a une loi; et lä oü eileest precise le juge la suit; la oü eile ne l’est pasil en clierche l’esprit. Dans le gouvernementrepublicain, il est de la na tu re de la Constitu-tion que les juges suivent la lettre de la loi. Iln’y a point de eitoyen contre qui on puisse in-terpreter une loi quand il s’agit de ses bieiis,de son lionneur ou de sa vie.