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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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185
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1IVRE VI, CH AP'. II. lff5

nir est indifferente, pourvu quonfinisse. Lebarlia, dabord eelairci, fait' distribuer, a sa:fantaisie, des coups de bäton sur la plante despieds des plaideurs, etrles renvoie cliez enx.

Et il seroit bien dangereux que lon y eiltlespassions des plaideurs : elles supposeut lin de-sir ardent de se faire rendre justice, une liai-ne, une aetion dans iesprit, une constance apoursuivre. Tout cela doit etre cxite dans ungouverneraent il ne faut avoir dautre sen-timent que la crainte, et oii tout mene tout äcoup, et sans quon le puisse prexoir, ä desrevolutions. Chacun döit connoitre quil nefaut point que le magistrat entende parier delui, et quil ne tient sa surete que de son anean-tissement.

Mais dans les etats moderes, la tete dumoindre citoyen est considerable, on ne luiote son lionneur et ses biens quapres un longexamen; on ne le prive de la \ ie que lorsque lapatrie elle-meme lattaque'; et eile ne lattaquequen lui laissant. tous les moyens possibles dela defendre.

Aussi lorsquun homme se rend plus abso-lu (1), songc-t-il dabord ä siiuplifier les löis.On eommence dans cet elat a etre plus frappedes inconvenicnts particnliers que de la libertedes sujets, dont on ne se soucie point du tout.

On yoit que dans les republiques il faut pourle nioins autant de formalites que daus les mo-

(i) Eesar, Croinwel, et tant dautres.

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