lS4 HE l’espeit des eois.
Ton Los les occasions de disputc et de procesy sont donc otees. C’est qe qui lail en partiequ’on y raaltraite si fort les plaidenrs : l’injus-tice de leur demande paroit a decouvert, n’e-tant pas eacliee, palliee ou protegee, par uneinfinite de lois,
CHAPITUE II.
De la simplicite des lois criminelles dans les diversgouvemements.
On entend dire sans cesse qu’il faudroit tpiela justice tut rendue par-tout comme en Tur-quie. II n’y aura donc que les plus ignorantsde tous les peuples qui auront vu clair dans lachose du moude qu’il Importe le plus aux hom-mes de savoir.
Si vous examinez les formalites de la justicepar rapport a )a peine qu’a un citoyen ä sefaire rendre son bien, ou ä obtenir satisfac-tion de quelque outrage, vous en trouverezsans doute trop: si vous les regardez dans lerapport qu’elles ont avec la liberte et la suretedes citoyens, vous en trouverez souvent troppeu; et vous verrez que les pelnes, les depen-ses, les longueurs, les dangers mfme de lajustice, sont le prix que cliaque citoyen donnepour sa liberte.
En Turquie, oü Ton fait tres peu d’altentionä la fortune, a la vie, ä Fbonneur, des sujets,on termine prompt ement d’uue facon öu d’uneautre toutes les disputes. La maniere cle les fi-