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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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177
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LIVRE V, CHIP. XIX. J 77

pereiirs suivants (1) furent obliges de lache-ver, pour tempcrer le gouvernement militaire.

Ainsi Procope , concurrent de Valence alempire, ny entendoit rien, lorsrtue, don-nant a Hormisdas, prince du sang royal dePerse, la dignite de proconsul (2), il rendit. acette magistrature le commandement des ar-mees, quelle avoit autrcfois; ä moins quilneiit des raisons particulieres. Un lionime quiaspire ä la souverainete clierclie moins ce quiest utile a lefat que ce qui Fest a sa cause.

Qdatrieme questiox. Convient-il que lescliarges soient venales? Elles ne doivent pasletre dans les etats despotiques, ou il faut queles sujets soient places ou deplaces dans uninstant par le prince.

Cette venalite est bonne dans les etats mo-narcliiques, parcequelle fait faire eonime unmetier de famille ce quon ne voudroit pas en-treprendre pour la vertu; quelle desline cha-cun ä son devoir, et renjl les ordres de letatplus permanents. Suidas ( 3 ) dit tres bien quA-nastase avoit fait de lempire une espece daris-tocratie en vendant toutes les magistratures.

Platon (4) ne peut souffrir cette venalite.o Cest, dit-il, comtne si, dans un navire, 011

( 1 ) Constantia. Yoycz. Zo/.ime, liv. II.( 2 ) Am-mian. Mavcellin., lib.XX.VI, Moreiielerum, etcivilia, ei bella recturo.(3) Fragments tires desnmbnssades de ConstantinPorpliyrogenete.(4jtte-publique, liv. VIII.