LIVRE V, CHIP. XIX. J 77
pereiirs suivants (1) furent obliges de l’ache-ver, pour tempcrer le gouvernement militaire.
Ainsi Procope , concurrent de Valence al’empire, n’y entendoit rien, lorsrtue, don-nant a Hormisdas, prince du sang royal dePerse, la dignite de proconsul (2), il rendit. acette magistrature le commandement des ar-mees, qu’elle avoit autrcfois; ä moins qu’iln’eiit des raisons particulieres. Un lionime quiaspire ä la souverainete clierclie moins ce quiest utile a l’efat que ce qui Fest a sa cause.
Qdatrieme questiox. Convient-il que lescliarges soient venales? Elles ne doivent pasl’etre dans les etats despotiques, ou il faut queles sujets soient places ou deplaces dans uninstant par le prince.
Cette venalite est bonne dans les etats mo-narcliiques, parcequ’elle fait faire eonime unmetier de famille ce qu’on ne voudroit pas en-treprendre pour la vertu; qu’elle desline cha-cun ä son devoir, et renjl les ordres de l’etatplus permanents. Suidas ( 3 ) dit tres bien qu’A-nastase avoit fait de l’empire une espece d’aris-tocratie en vendant toutes les magistratures.
Platon (4) ne peut souffrir cette venalite.o C’est, dit-il, comtne si, dans un navire, 011
( 1 ) Constantia. Yoycz. Zo/.ime, liv. II.—( 2 ) Am-mian. Mavcellin., lib.XX.VI, More ■iielerum, etcivilia, ei bella recturo. —(3) Fragments tires desnmbnssades de ConstantinPorpliyrogenete.—(4jtte-publique, liv. VIII.