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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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Enfin , la loi etant la volonte momentaneedu ]>rince, il est necessaire que ceux qui veu-lentpour lui veuillent subitement comme lui.

CHAPITRE XVII,

Des presents.

CiEST un usage dans les pays despotiquesque lon naborde qui que ce soit au-dessusde soi sans lui faire un present, pas meine lesrois. Aempereur du Mogol (i) ne reeoit pointles requef.es de ses su j ets quil nen ai t recu quel-que cliose. Ces princes vont jusqua corrompreleurs propres graces.

Cela doit etre ainsi dans un gouvernement personne nest citoyen; dans un gouverne-rient lon est plein de lidee que le superieurne doit rien ä linfericur; dans un gouverne-ment les hommes ne se croient lies que parles cliätiments que les uns exercent sur les au-tres; dans un gouvernement il y a peu daf-faires, et il est rare que Fon ait besoin dese presenter devant un grand, de lui faire desdemandes, et encore moins des plaintes.

Dans une republique les presents sont unechose odieuse ; parceque la vertu nen a pasbesoin. Dans une monarchie Flionneur est uninotif plus fort que les presents. Mais dansFetat despotique , il ny a ni honneur ni

(i) ltecueil des vovages cjui ont servi a letablis-sement de la compaguie des Indes, tome I, p. So.