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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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172
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1^2 BE lf, SPRIT DES LOIS.

vertu, on ne peut etre determine ä agir quepar lesperance des commodites de la vie.

Cest dans les idees de la republique quePlaton ( 1 ) vouloit que eeux qui recevoient despresents pour faire leur devoir fussent punisde niort. « II nen faut prendre, disoit-il, nl'< pour les clioses bonnes , ni pour les mau-« vaises. »

Cetoit une mauvaise loi que cette loi ro-maine ( 2 ) qui permettoit aux magistrats deprendre de petits presents (3 ), pourvu quilsne passassent pas cent ecus dans toute lannee.Ceux a qui on ne donne rien ne desirent rien;eeux a qui on donne un peu desirent bientotnn peu plus, et ensuite beaucoup. Dailleurs,il est plus aise de convaincre celui qui, ne de-vant rien prendre , prend quelque cliose, quecelui qui prend plus lorsqiiil devroit prendrenioins, et qui trouve toujours pour cela despretextes, des vixcuses, des causes et des rai-sons plausibles.

CII AP IT RE XVIII.

Des recompenses que le sonverain tlonne.

33ans les gouvernements despotiques,,comme nous avons dit, on nest determine aagir que par Fesperance des commodites de lavie, le prince qui recompense na que de lar-

(1) Liv. XII des Lois. (2) Leg. TI, §. II, Dig.ad leg. Jul. repet.( 3 ) Muiiuscula.