I 7 O DE l’eSPRIT DES L0I5.
ä aiicun corps de milice; de Sorte que, n’ayantde commandement que par une volonte parli-euliere du prince , pouvant etre employes etne l’etre pas, ils sollt cn que]que faeon dans leService, et eil quelque faeon deliors.
Ceci est ineompatible avec le gouvernementdespotique. Car si ceux qui n’ont pas nn rai-ploiacluel avoient neaninoinsdes prerogativeset des titres, il y au roi t dans l’eta t des liommesgrands par eux-memes; ce qui clioqueroit lafiature de ce gouvernement.
Que si le gouverneur d’une ville etoit inde-pendant du liaclia , il faudroit tous les joursdes temperaments pour les accommoder; clioseabsurde dans un gouvernement despotique.Et de plus, le gouverneur particulier pouvantne pas obeir, comment l’autre pourroit-il re-pondre de la province sur sa tete?
Dans ce gouvernement l’autorite ne peut6t.re balancce; celle du moindre magistrat nel’est pas plus que celle du despote. Dans lespays moderes la loi est par-tout sage, eile estpar-tout connue , et les plus petits magistratspeuvent la snivre. BJais dans le despotisme,ou la loi n’est que la volonte du prince, quandle prince seroit sage , comment un magistratpourroit-il suivre une volonte qu’il ne connoltpas ? U faut qu’il suive la sienne.
11 y aplus; c’est que la loi n’etantquece queleprince veu t, et le |>rince ne pouvant vouloir quece qu’il connolt, il faut bien qu’il y aitune infi-nite de gens qui veuillentpourluietcoinmelui.