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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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I 7 O DE leSPRIT DES L0I5.

ä aiicun corps de milice; de Sorte que, nayantde commandement que par une volonte parli-euliere du prince , pouvant etre employes etne letre pas, ils sollt cn que]que faeon dans leService, et eil quelque faeon deliors.

Ceci est ineompatible avec le gouvernementdespotique. Car si ceux qui nont pas nn rai-ploiacluel avoient neaninoinsdes prerogativeset des titres, il y au roi t dans leta t des liommesgrands par eux-memes; ce qui clioqueroit lafiature de ce gouvernement.

Que si le gouverneur dune ville etoit inde-pendant du liaclia , il faudroit tous les joursdes temperaments pour les accommoder; clioseabsurde dans un gouvernement despotique.Et de plus, le gouverneur particulier pouvantne pas obeir, comment lautre pourroit-il re-pondre de la province sur sa tete?

Dans ce gouvernement lautorite ne peut6t.re balancce; celle du moindre magistrat nelest pas plus que celle du despote. Dans lespays moderes la loi est par-tout sage, eile estpar-tout connue , et les plus petits magistratspeuvent la snivre. BJais dans le despotisme,ou la loi nest que la volonte du prince, quandle prince seroit sage , comment un magistratpourroit-il suivre une volonte quil ne connoltpas ? U faut quil suive la sienne.

11 y aplus; cest que la loi netantquece queleprince veu t, et le |>rince ne pouvant vouloir quece quil connolt, il faut bien quil y aitune infi-nite de gens qui veuillentpourluietcoinmelui.