ifio BF, l.’l'.SPRIT DES LOIS.
ressorts et ses lois, y doivent etre tresbornrs;et le gouvernement politique y est aussi sim-ple que le gouvernement civil ^i).
Tout se reduit a concilier le gouvernementpolitique et civil avec le gouvernement domes-tique,les ofliciers de Fetat avec ceuxdjiserrail.
Un pareil etat sera dans la meilleure Situa-tion lorsqu’il pourra se regarder comnie seuldans le monde, qu’il sera environne de de-serts, et separe des peuples qu’il appellcrabarbares. Ne pouvant compler sur la milice,il sera bon qu’il detruise une partie de lui-meme.
Comnie le principe du gouvernement despo-t ique est la crainte, le bul en est la tranquilli te:mais ce n’est point une paix , c’est le silence deccs villes que l’ennemi est pres d’occupcr.
La force n’etaul pas dans Fetat, mais dansFarmee qui l’a fonde, il faudroit, pour defen-dre Fetat, conserver cette armee; mais eileest formidable au prince. Comment donccon-eilier la surete de l’etat avec la sürete de lapersonne ?
Voyez, jevous prie, avec quelle Industriele gouvernement moscovite clierclie ä sortirdu despolisme, qui lui est plus pesant qu’auxpeuples niemes. On a casse les grands corpsde troupes, on a diminue les peines des cri-mes , on a etabli des tribunaux, on a com-
(i) Selon M. Chardin, il n’y a point de conseild’tilat ea Perse.