I.TVB.E T, ClUr. XIV. iGl
mence a connoilre les lois , cm a instruil lespeuples ; mais il y a des causes particulicresqui le rameneront peut-etre au malheur quälvöudroil fuir.
Dans ces etats 1a religion a plus d’influenecque dans aucnn autre ; eile esl: une craintcajoutee ä la crainte. Dans les empires nialio-niefans c’est de la religion que les peupleslirenl en partie le respect elonnant qu’ils ontpour leur prince.
C’est la religion qui corrige im pen la Con-stitution lurque. Les sujcts qui ne sont pasattaches ä la gloire et ä la grandeur de 1’elalpar lionneur , le sont par la force et par leprincipe de la religion.
De tous les gouverriements despotiques , iln’y en a point qui s’accable plus lui-meme quecelui oü le prince se declare propriel aire detous les fonds de terres et Flieritier de Ions sessujets : il en rösulte loujours l’abandon de laculture des terres ; et, si d’aillenrs le princeest marchand , toute espece d’industrie estruiiiee.
Dans ces etats on ne repare, on n’ameliorcrien (i); on ne batit de maisons que pour lavie; on ne fait point de fosses , on 7ie plantepoint d’arbrcs ; on tire tont de la terre, onne lui rend rien; tont est en friche, tout estdesert.
Pensez-vons que les lois qui otent la pro-
( i ) Y oy ez Ricaut, Etat de l’empire ottoman, p. 196.