LIVRE V, CH AP. XIV. I0(J
craindre d’exposer au grand jour sa stupiditenaturelle. 11 est caclie, et l’on ignore Fe tat ouil se trouvc. Var bonlieur les liorames sont telsdans ces pays, qu’ils n’oiit besoin que d’unnom qui les gouverne.
CharlesXII, etant a Bender, trouvant quel-que resistance dans le Senat de Nuede , cerivitqu’il leur enverroit une de ses holles pourcommander. Cetle hotte auroit gouvernecomme un roi despolique.
Si le prinoe est pj-isonnier, il est eense elremort, et un autre monte sut- le trone. Lestraites que fait le prisonnier sont nuls ; sonsurcesseur ne les ratilieroit pas. Kn eft'et, com-me il est les lois, l’etat et le prince, et que silötqu’il n’est plus le prince il n est rien , s’iln’eloil pas cense mort, l’etat seroit detruit.
Une des choses qui determina le plus lesTurcs a faire leur paix separee avec Pierre Ifut que les Moscovites dirent au visir qu’enSucde on avoit mis un autre roi sur le trone (i).
La Conservation de l’etat n’est que la Con-servation du prince, ou plutöl du palais oii ilest enfermc. Tout cequi ne menace pasdirecte-ment ee palais ou la ville capitalc ne fait pointd’impression sur des esprits ignorants, or-gueiileux et prevenus; et, quant a l’enchaine-ment des evenements, ils nepeuvent le suivre,le prevoir, y penser meine. La politique, ses
(i) Suitetle PuffemlorfT, Histoireuniverselle, autraile de la Sucde, cliaj). X.