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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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X.IVHT. V, CHiP. VTT. I/,3

le penple, il faul, que des censcurs aicnl lesycnx sur le peuplc et sur le Senat. II laut qu’ilsjvlablissenl dans la republique tont ce qui acte corrompu, qu’ils nolent la tiedeur, jugentles negligences, et corrigent les fautes, coinmeles lois punissent les crimes.

La loi romaine qui vouloit que l’accusationdel’adulterefüt publique etoit admirable pourmaintenir la purete des inrcurs; eile inliinidoitles femnies , eile intimidoil aussi ceux qui de-voient veiller sur eiles.

Rien ne mainlient plus les moeurs qu’uneextreme Subordination des jeunes gens cnyersles vieillards.Lesuns et lesautres seron t conte-nus; ceux-lä par le respect qu’ils auronl pourles vieillards, et ceux-ci par le respect qu’iisauronl pour eux-memes.

Rien ne donne plus de force aux lois que laSubordination extreme des citoyens aux ma-gistrats. n La grande difference que Lycurgue« a mise entre Lacedemone et les aulres cites ,<1 ditXenophon (i), consiste en ce qu’il asur-« tout fait que les citoyens obeissentaux lois;« ils courent lorsque le magislrat les appelle.<i Mais, a Atbenes, nu liomme riclie seroit au« desespoir que l’on criit qu’il dependit du ma-« gistrat. >■

L’autorite paternelle est encore lies utile]>our maintenir les moeurs. INous avons dejadit que dans une republique il n’y a pas une

(i) Republique (le Laceilemone.