LIVRE V, CtiAP. V. I 3 7
que Fon etablisse im cens(i) qui reduise oufixe les differentes ä un certain poinl ; apresquoi c’est a des lois parliculieres a egaliser,pour ainsi dire , les inegalilbs, par les cliargesqu’clles iniposent aux riclics , et le Soulage-ment qu’elles aceordent aux pauvres. II n’y aque les ricliesses inediocres qui puissent don-ner ou souflrir ces sortes de compensalions;car , pour les forlunes immoderees^ toul cequ’on ne leur accorde pas de puissance etd’honneur, elles le regardent comine uue in-jure.
Touleinegalitedans lademocratie doitßtretiree de la nature de la detnocralie et du prin-cipe meine de l’egalile. Par exemple, ou y peutcraindre quedes grns qui auroient besoin d’untravail coritinuel pour vivre ne fussent tropappauvris par uue magistrature, ou qu’ils n’ennegligeassent les fonetions ; que des arlisansne s’enorgueillissent; que des affranchis tropnombreux ne devinssent plus puissants queles anciens eiloyens. Dans ces cas , l’egaliteentre les eiloyens (2}peut etre otee dans la de-mocratie pour l’ulilite de la dentocralie. Mais
(1) Solou iit qnatre das; es : ln premiere, de ceuxqui avoient cinq Cents miues de revenu, tant engrains qu’en fruits licpiides; la seeonde, de cenx quieil avoient trois eeuts, et pouvoient enlretenir unclieval; la troisieme, de ceux qui n’en avoient quedeux Cents; la quatrieme, de tous ceux qui vivoientde leurs btas. Plutarque, Vic de Solon.— (2) Soloncxclut des cliarges tous ceux du quatrieme eens.
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