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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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137
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LIVRE V, CtiAP. V. I 3 7

que Fon etablisse im cens(i) qui reduise oufixe les differentes ä un certain poinl ; apresquoi cest a des lois parliculieres a egaliser,pour ainsi dire , les inegalilbs, par les cliargesquclles iniposent aux riclics , et le Soulage-ment quelles aceordent aux pauvres. II ny aque les ricliesses inediocres qui puissent don-ner ou souflrir ces sortes de compensalions;car , pour les forlunes immoderees^ toul cequon ne leur accorde pas de puissance etdhonneur, elles le regardent comine uue in-jure.

Touleinegalitedans lademocratie doitßtretiree de la nature de la detnocralie et du prin-cipe meine de legalile. Par exemple, ou y peutcraindre quedes grns qui auroient besoin duntravail coritinuel pour vivre ne fussent tropappauvris par uue magistrature, ou quils nennegligeassent les fonetions ; que des arlisansne senorgueillissent; que des affranchis tropnombreux ne devinssent plus puissants queles anciens eiloyens. Dans ces cas , legaliteentre les eiloyens (2}peut etre otee dans la de-mocratie pour lulilite de la dentocralie. Mais

(1) Solou iit qnatre das; es : ln premiere, de ceuxqui avoient cinq Cents miues de revenu, tant engrains quen fruits licpiides; la seeonde, de cenx quieil avoient trois eeuts, et pouvoient enlretenir unclieval; la troisieme, de ceux qui nen avoient quedeux Cents; la quatrieme, de tous ceux qui vivoientde leurs btas. Plutarque, Vic de Solon. (2) Soloncxclut des cliarges tous ceux du quatrieme eens.

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