l3(5 DE I,’f, SPEIT DES EOIS.,
Alexandrie. Dans le gou verneinen I: d’un seid,il n’etoit guere question de maintenir le par-tage des bidns.
Pour maintenir ce partage des terres danslademocratie,c’etoit unebonneloiquecellequi ♦vouloit qu’un pei’e qui avoit plusieurs enfantscn choisit un pour sueceder a sa portion (i),et donnät les autres en adoption a quelqu’unqui n’eiit point d'eufants, a(in que le nombredes citoyens put toujours se maintenir egal acelui des partages.
Plialcas de Chalcedoine ( 2 ) avoit imagineune faeon de rendre egales les fortunes dansuiie republique oü elles ne l’etoient pas. IIvouloit que les riclies donnassent des dots auxpauvres et n’en reeussent pas, et que les pau- pvrcs reeussent de Targent pour leurs filles etn’eu donnassent pas. Mais je ne saclie point.qu’aucune republique se soil accommodeed’un regiement pareil. II met les citoy r ens sousdes conditions dont les differences sont si frap-pantes, qu’ils halroient cette ogalitd meine queTon chercheroit äintroduire. 11 est bon quel-quefois que les lois ne paroissent pas aller sidirertement au but qu’elles se proposent.
Quoiour dans la democratie l’egalite reellesoit l’ame de l’elat, cependant eile est si diffi- 1eile a etablir, qu’une exactitude extreme ä cet ;egard ne conviendroit pas toujours. II suflit
(1) Platon fait une pareille loi, liv. III des Lois4—(2) Aristote, Politique, liv. II, cli. VII.