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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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l3(5 DE I,f, SPEIT DES EOIS.,

Alexandrie. Dans le gou verneinen I: dun seid,il netoit guere question de maintenir le par-tage des bidns.

Pour maintenir ce partage des terres danslademocratie,cetoit unebonneloiquecellequivouloit quun peie qui avoit plusieurs enfantscn choisit un pour sueceder a sa portion (i),et donnät les autres en adoption a quelquunqui neiit point d'eufants, a(in que le nombredes citoyens put toujours se maintenir egal acelui des partages.

Plialcas de Chalcedoine ( 2 ) avoit imagineune faeon de rendre egales les fortunes dansuiie republique elles ne letoient pas. IIvouloit que les riclies donnassent des dots auxpauvres et nen reeussent pas, et que les pau- pvrcs reeussent de Targent pour leurs filles etneu donnassent pas. Mais je ne saclie point.quaucune republique se soil accommodeedun regiement pareil. II met les citoy r ens sousdes conditions dont les differences sont si frap-pantes, quils halroient cette ogalitd meine queTon chercheroit äintroduire. 11 est bon quel-quefois que les lois ne paroissent pas aller sidirertement au but quelles se proposent.

Quoiour dans la democratie legalite reellesoit lame de lelat, cependant eile est si diffi- 1eile a etablir, quune exactitude extreme ä cet ;egard ne conviendroit pas toujours. II suflit

(1) Platon fait une pareille loi, liv. III des Lois4(2) Aristote, Politique, liv. II, cli. VII.