i34 DE I.’e SPRIT DES LOIS.
sonbien ä qui on vonloit partes tarnen t, ponrvnqu’oti n’eüt point d’enfanfs (i), contredisoitles lois anciennes , qui ordonnoicnt que lesbiensrestassentdans Ia lamilledu testateur(a).II contredisoit les siermes propres; rar, en sup-primant les dettes, il avoit clierche l’egalitö.
C’etoit une bonue loi pour la dcmocratieqne celle qui defendoit d’avoir deux heredi-tes (3). Elle prcnoit son origine du partageegal des terres et des portions donnees ä clia-que citoyen. La loi n’ayoit pas \oulu qu’unseul liomrae eiit plusieurs portions.
La loi qui ordonnoit que le plus proche pa-rent epousat l’lieritiere naissolt d'une sourcepareille. Elle est donnee cliez les Juifs apresun pareil parlage. Platon (4), qui fonde seslois sur ce parlage, la donne de mime; et c’e-toil une loi allienienne.
II y ayoit ä Athenes une loi donl je ne sacliepas que personne ait connu l’esprit. II etoitpermis d’epouser sa scenr consanguine, etnon pas sa sceur uterine (5). Cel usage tiroit
(t) Plutarque, Vie de Solon-(a) Id. ibid .—
(3) Pliilolaüs de Corintlie etablit ä Athenes que lenombre des portions de terre et celui des liereditesseroit toujours le meine. Aristote, Polit. 1. II, c. XII.—(4) ltepublique, liv. X / III. — (5) Cornelius Nepos,inpirvfat. Cet usage etoit des premiers temps: aussiAhraliam dit-il de Sara : » Elle est ina sceur, lille de« nion pere, et. non de ma mere. »> Les niemes raisonsavoieut fait elablir une meine loi cliez differentepeuplcs.