126 DE l’ ESPE IT DES 1,0 IS.
tres ;'i) peuplcs esclaves, dans d’autres repit-bliques.
Erifin, tout bas commerce (a) etoit inluineeliez les Grccs. II anroit fallu qu’un ciloyenefit rendu des Services a un esclave, a im lo-cataire, a un etranger: cette idee cboquoitl’espril de la liberte grecque. Aussi Platon ’ ()veut-il, dans ses Luis , qu’on piuiisse un ci-toven qui feroit. le commerce.
On etoit donc fort embarrasse dans les re-publiques grecques: on ne vouloit pas que lescitoyens travaillassent au commerce, ä l’agri-culture, ni aux arts; on ne vouloit pas nonplus qu’ils fussent oisifs (4). Ils trouvoicntune oecupation dans les exercices qui dcpen-doient de la gymnastique, et dans ceux quiavoientdu rapport ä la guerre (5). L’inslitu-tion ne leur cn donnoit point d’autres. 11 laut
(i) Aussi Platon et Aristote veulent-ils que les es-claves cultivent les terres. Lois , liv. VII; Politique,liv. VII, cliap. X. II cst vrai que l’agricullure n ii-toit pas par-tout exercee par des esclaves: au cou-traire, comnie dit Aristote, ies mcilieures republi-ques e’oieut celles oii les citoyens s’y attaclioient :niais cela n’an iva que par la comiption des aucieusgouveruenieuts uevcuus demneraliques ; car, dausles preniiers temps, les villes de Grece vivoieut dansl’aristocratie. — ( 2 ) Cauponatio .— (3) Lib. II.—(/,) Aristote, Politique, liv. X.-*-(5) Ars eorporumexercendorum , gymnastica; variis ccrtaminibus tc-reudoruui, paidotribica. Aristote, Politique, 1. VIII,cb. III.