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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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126 DE l ESPE IT DES 1,0 IS.

tres ;'i) peuplcs esclaves, dans dautres repit-bliques.

Erifin, tout bas commerce (a) etoit inluineeliez les Grccs. II anroit fallu quun ciloyenefit rendu des Services a un esclave, a im lo-cataire, a un etranger: cette idee cboquoitlespril de la liberte grecque. Aussi Platon ()veut-il, dans ses Luis , quon piuiisse un ci-toven qui feroit. le commerce.

On etoit donc fort embarrasse dans les re-publiques grecques: on ne vouloit pas que lescitoyens travaillassent au commerce, ä lagri-culture, ni aux arts; on ne vouloit pas nonplus quils fussent oisifs (4). Ils trouvoicntune oecupation dans les exercices qui dcpen-doient de la gymnastique, et dans ceux quiavoientdu rapport ä la guerre (5). Linslitu-tion ne leur cn donnoit point dautres. 11 laut

(i) Aussi Platon et Aristote veulent-ils que les es-claves cultivent les terres. Lois , liv. VII; Politique,liv. VII, cliap. X. II cst vrai que lagricullure n ii-toit pas par-tout exercee par des esclaves: au cou-traire, comnie dit Aristote, ies mcilieures republi-ques eoieut celles oii les citoyens sy attaclioient :niais cela nan iva que par la comiption des aucieusgouveruenieuts uevcuus demneraliques ; car, dausles preniiers temps, les villes de Grece vivoieut danslaristocratie. ( 2 ) Cauponatio . (3) Lib. II.(/,) Aristote, Politique, liv. X.-*-(5) Ars eorporumexercendorum , gymnastica; variis ccrtaminibus tc-reudoruui, paidotribica. Aristote, Politique, 1. VIII,cb. III.