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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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127
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I.1TRF. IV, CIIAP. VIII. 127

clonc regarder los Grecs comme une soeietedalhletes ct de eonibaltan i:s. Or, ces exercices,sipropres äfairedes gens durset sauvages(i),avoient besoin detre tempefes par daulresqui pussent adoucirles moeurs. La musiipie,qui tient a lesprit par les Organes du corps ,etoit lies propre ä cela. Cest im milieu enlreles exercices du corps cpii reiulenl les liommesdurs, et les Sciences de speculation qui lesrendent sauvages. On ne peilt pas dire que lamusique inspirat la vertu ; cela seroit incon-cevable: mais eile empeeboit Toffel de Ja fero-eile de riiistitution, et faisoit que lame avoitdans leducation une pari quelle 11y auroitpoint eue.

Je suppose quil y ait parmi lious une soeietede gens si passionnes pour la ebasse ipiils senoccupassent uuiquement; il est sür quils eilcontracleroient une certaine rudesse. Si cesmeines gens venoient ä prendre encore dugoüt pour la musique, 011 trouveroit bienlötde la differenee dans leurs manieres et dansleurs nmeurs. Enlin les exercices des Grecsnexeitoient en eux quun genre de passions;la rudesse , la colere , la cruaute. La musiipieles excite toutes, el: peut faire senlir ä Farnela douceur, la pitie, la tendresse, le doux piai-

(1) Aristote dit que les enfauts des Lacedciuo-uieus, qui commeucoient ces exercices des Tage leplus teudre, en connaetoieat trop de fciocile. Füllt,liv. VIII, cli. IV.