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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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125
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LIVRE IV, CHAP. VIII. I2J

des lois, cest ainsi quils vouloient quon gou-vernät les cites.

Je crais que je pourrois expliquer ceci. IIfaut se mellre dans lesprit que, dans les villesgrecques , sur-lout celles qui avoieut pourprincipal objet la guerre, tous les travaux ettoules les professions qui pouvoient conduirea gagner de lqrgent etoient regardes coinmeindignes duu homme libre. « La plupart des« arls, dit Xenaplionfi;, eorrompent le corps<1 de ceux qui les exercent; ils obligent de« sasseoir ä lombre uu pres du feu: on na de« tomps ui pour sesamis, ni pour la republi-«cpie. v Ce ne fut que dans la corruptiou dequelques democraties que les artisans par-vinrent äetre citoyens. Cest ce quAristote (2)11011s apprend; et ilsoutient quune bonne re-publique ne leur donnera .jamais le droit deeite ( 3 ).

Lagricglture etoit enpore une professionservile, et ordmairementcetoit quelque peu-ple yainpu qui lexereoif: les Iiotes, cliez lesLacedemonicns; les Periecierts, pbez les Öre-tois; les IYnestes, cliez les Tbessaliens; dau-

n bles de faire naltre la hassesse de 1ame, linsolence,*! et les vertus contraires, » ( 1 ) Liv. V, Dits me-morables.( 2 ) Poliliquejiv. III,chap. IV.(3)Diq-phanle, dit Aristote, Politique, cliap. VII, etablitautrefois ä Atlxeues que les artisaus seroient esolavesdu public.

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