122 DF, 1,’ESPUIT DES 1 O IS
Un sentiment exrjuis (ju’a cette societe pourtont ce qu’elle appelle honneur, son zele pourune religion qui liumilie bien plus ceux qnil’ccoutrnt quc ceux qui la predient, lui out£ait enlreprendre de grandes tlioses, et eile ya reussi. Elle a relire des bois des peuples dis-perses, die leur a donne une subsistance as-surce, die les a vetus : et, quand eile n’auroitfail par-la qu’augmenter l’induslrie parnii leslioennes, eile auroit beaucoup f'ait.
Ceux qui voudront faire des institutions pa-reilles elabliront la communaute de biens dela Reptiblique de Platon, ce rcspect qu’il de-uinndoit pourles dieux,cette Separation d’avecles etrangers pour la Conservation des niceurs,et la eit- faisant le commerce, et non pas les ci-tovens; ils donneront nosarts sans nolreluxc,et nos besoins sans nos desirs.
Ils pröscriront l’argent, dont I’effet cst degi-oSsir la fortune des hommes au-delä des bor-nes que lamature y avoit mises; d’apprendrc aconserver iiiutilement ce qu’on avoit ainassede meme; de raultiplier a l’jnfini les desirs; etde suppleer ä la nature, qui nous avoil donnedes möyens tres börncs d’irriter nos passionset de nous corroinpre les uns les aulres.
« Les Epidainnions (i), sentant leurs inoeursa se corroinpre par leur comniiinication avecic les barbares, elurent un magistrat pour faire« tous les mafches au dom de lä eile et pour la
(i) Plutarcjue, Demaude tk-s clioses grecqucs.