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tendue de gdnie qu’il fallut ä ces legislateurspour voir qu’en clioquant tous les usages re-eus, eu confondant toutes les vertus, ils mon-Ircroieut a l’univers leur sagesse. Lycurgue,mclani le larcin avec l’csprit de justice, le plusdur esclavage avec l’cxtreme liberte, les senti-jnenls les plus afroces avecla plus grande ino-deralion , donna de la stabilite a sa ville. IIsembla lui öter toutes les ressources, les arts,le commerce, l’brgent, les murailles: 011 y ade rambition sans esperance d’etre mieux : oity a les senliments naturels, et on n’y est ni en-i'ant, ni mari, ni pere : la pudeur mime estolde ä la chastete. C’est par ces cbemins queSparte est menee ä la grandeur et a la gloire;r.iais avec une teile infaillibilite de ses inslitu-tions, qu’on n’obtenoit rien contre eile en ga-gnant des bataillcs, si on ne parvenoit a lui<>tcr sa police (i).
La Crete et la Laconie furont gouverneespar ces lois. Lacedemone ceda la derniere auxMaeedonieus, et la Crete (2) fut la derniereproie des Romains. Les Samnites eurent ces
(1) Philopoemen contraignit les Lacedemoniensd'abandonner la mattiere de nourrir leurs enfants,.sachant liIon que, sans eela, ils anroient toujoursune ame grande et le ceeurhaut. l’Iutarque, vie dePbilopcemen. Voyez Tile-Live , liv. XXXV[II.—(2) die defendit pendant trois ans ses lois et sa li-berte. Yoyez les liv. XCYTJI, XCIX , et C, de Tite-Live, dans l'epitome de Florns. die lit plus de re-sistancequeles plus grands rois.