Il6 BE I.’f.SI>BIT DES BOIS.
rien faire ni sonffrir qui fasse voir que nous
nous tenons infcrieurs ä ce rang meine.
La troisieme , qiie les clioses que l’honneurdefend sont. plus rigonreusement düfendueslorsque les lois ne concoureul: point ä les pro-scrire, et que celles qu’il exige sontplns forte-inen t exigöes lorsque les lois ne les deinandcntpas.
C II A P I T R E III.
De l’education dans le gouvernemcnt dcspotiquc,
Ootvimf. l’educalion dans les monarcliies netravaille qu’a clever le cceur, eile ne ehercliequ’a l’abaisser dans les etals despotiqnes. IIlaut qu’elle y soit servile. Ce sera un bien,meine dans le connnandement, del’avoireueteile, personne n’y etant tyran sans etre enmeine temps eselave.
L’extröme obeissance suppose de l’igno-Tance dans celui qui obeit; eile en supposemeine dans celui qui commande. 11 n’a pointä deliberer, a doutcr, ni ä raisonner; il n’aqu’ä vouloir.
Dans les etats despotiques, chaque maisonest un e.mpire separe. L’education , qui con-siste principalement ä vivre avec les aulres ,y est done tres bornee; eile se reduil ä mettrela crainle dans le coeur, et ä donner ä I’espritla connoissance de quebpies principes de reli-gion fort simples. Le savoiry sera (längerenx,1’emulation funeste: et pour les vertus, Aris-