HVRE IV, CHIP. II. Il5
mandoit dans Baionne, ccrivit au roi (i):« Sire, je u’ai trouve, parnii les liabitaiits et« les gens de guerre, que de Bons citoyens, de« braves soldats, et pas uh bourreau; ainsi eux«etmoi supplions votre majeste d’employer« nos bras et nos vies ä cboses faisables. » Cegrand et genereux courage regardoit une lä-chele comine une cliose impossible.
II n’y a rien que i’honneur prescrive plus äla noblesse que de servir Je prince ä la guerre:en eflet, e’est la profession distinguee, parce-que ses hasards, ses succes , et ses malheursmeine, conduisent ä la-grandeur. Mais , enimposant eette loi, l’honneur veut en etre l’ar-bitre; et, s’il se trouve ehoque, il exige oupermet qu'on se retire chez soi.
II veut qu’on püisse indiffereinment aspireraux emplois, ou les refuser; il tient eette li~berte au-dessus de !a fortune meine.
L’honneur a donc ses regles supremes, etl’education est obligee de s’y eonformer (2).Lesprincipales sont qu’il noiis est bien permisde faire cas de notre lortune , mais qu’il nousest souverainement defeudu d’en faire aucunde notre vie.
La seconde est que, lorsque nous ävons eteune fois places dans un rang, nous ne devons
(1) Yoyez l’Histoire de d’Aubigue. — (2) O11 ditici ce (jui est, et non pas ce qui doit etre: l’houueurest. uu prejuwe que la religipn tiaYaille tantöt i (U-truire , tantot ä regier.