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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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HVRE IV, CHIP. II. Il5

mandoit dans Baionne, ccrivit au roi (i):« Sire, je uai trouve, parnii les liabitaiits et« les gens de guerre, que de Bons citoyens, de« braves soldats, et pas uh bourreau; ainsi eux«etmoi supplions votre majeste demployer« nos bras et nos vies ä cboses faisables. » Cegrand et genereux courage regardoit une lä-chele comine une cliose impossible.

II ny a rien que ihonneur prescrive plus äla noblesse que de servir Je prince ä la guerre:en eflet, eest la profession distinguee, parce-que ses hasards, ses succes , et ses malheursmeine, conduisent ä la-grandeur. Mais , enimposant eette loi, lhonneur veut en etre lar-bitre; et, sil se trouve ehoque, il exige oupermet qu'on se retire chez soi.

II veut quon püisse indiffereinment aspireraux emplois, ou les refuser; il tient eette li~berte au-dessus de !a fortune meine.

Lhonneur a donc ses regles supremes, etleducation est obligee de sy eonformer (2).Lesprincipales sont quil noiis est bien permisde faire cas de notre lortune , mais quil nousest souverainement defeudu den faire aucunde notre vie.

La seconde est que, lorsque nous ävons eteune fois places dans un rang, nous ne devons

(1) Yoyez lHistoire de dAubigue. (2) O11 ditici ce (jui est, et non pas ce qui doit etre: lhouueurest. uu prejuwe que la religipn tiaYaille tantöt i (U-truire , tantot ä regier.