II4 DE L’ESPRIT DES LOIS,
de la variete et sur-tout de la lassilude desplaisirs, de la multiplicite, de la confusioumeine des fantaisies , qui, lorsqu’elles sontagreables, y sont toujours recues.
C’est sur toutes ces clioses que l’educationse porte, pour faire ce qn’on appelle l’honneleliomme, qüi a toutes les qualites et toutes lesvertus que l’on demande daus ce gouverne-ment.
La l’honneur,se m61ant par-tout,entre danstoutes les facons de penser et toutes les ma-nieres de sentir, et dirige meine les principes.
Cet lionneur bizarre fait que les vertus nesont que ce qu’il veut, et commeilles veut: iimet, de son clief, des reglos ä lout ce qui nousest prescrit; il eternl ou il borne nos devoirsa sa fantaisie , soit qu’ils aient leur sourcedans la religion, dans la polilique, ou dans lamorale.
Il n’y a rien dans la monarcbie que les lois,la religion et Flionncur, prescrivent tant qu<l’obeissance aus volontes du prince: mais cehonneur nous dicte que le prince ne doit ja-mais nous prescrire une action qui nous des-iionore, pareequ’elle nous rendroit incapa-b’es de le servir.
Crillon refusa d’assassiner le duc de Guise,mais il offrit a Henri III de se battre eontreiui. Apres la S.-Barthelemi, Cliarles IX ayantöcrit ä tous les gouverneurs de faire massacrerles liuguenots, le vicomte d Orle, qui com-