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DE L’ESPRIT DES LOIS.
cliose de noble, il est ou le juge qui les rendlegitimes, ou le sopliiste qui les justifie.
II permet la galanterie, lorsqu’elle estuniea l’iilee des sentiments du coeui', ou ä l’idee deconquete; et c’est lavraie raison pour laquelleles mceurs ne sont jamais si pures dans lesmonarcliies que dans les gouvernements re-publicains.
II perinet la ruse, lorsqu’elle est jointe äl’idee de la grandeur de l’esprit ou de la gran-deur des affaires, coinme dans la politique,dont les finesses ne l’offensent pas.
II ne defend l’adulation que lorsqu’elle estseparee de l’idee d’une gründe for tune, et n’estjointe qu’au sentiment de sa propre bassesse.
A l’egard des mceurs , j’ai dit que l’educa-tion des monarebiesdoit y meltre une certainefrancliise. On y veut donc de la verite dans lesdiscours. Mais est-ce par amour pour eile?point du tout. On la veut, parcequ’un liommequi est accoutume ä la dire paroit etre liardiet libre. En effet, un tel liomme semble nedependre que des clioses, et non pas de la ma-niere dont un autre les reeoit.
C’est ce qui fait qu’aulant qu’on y recom-mande cette espece de francliise , autant on ymeprise celle du peuple, qui n’a que la veriteet la simplicite jiour objet.
Enfm l’education , dans les monarcliies ,exige dans les manieres une certaine politesse.Les bonunes, nes pour vivre ensemble , sontpes aussi pour se plaire; et celui qui n’obser--