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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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DE LESPRIT DES LOIS.

cliose de noble, il est ou le juge qui les rendlegitimes, ou le sopliiste qui les justifie.

II permet la galanterie, lorsquelle estuniea liilee des sentiments du coeui', ou ä lidee deconquete; et cest lavraie raison pour laquelleles mceurs ne sont jamais si pures dans lesmonarcliies que dans les gouvernements re-publicains.

II perinet la ruse, lorsquelle est jointe älidee de la grandeur de lesprit ou de la gran-deur des affaires, coinme dans la politique,dont les finesses ne loffensent pas.

II ne defend ladulation que lorsquelle estseparee de lidee dune gründe for tune, et nestjointe quau sentiment de sa propre bassesse.

A legard des mceurs , jai dit que leduca-tion des monarebiesdoit y meltre une certainefrancliise. On y veut donc de la verite dans lesdiscours. Mais est-ce par amour pour eile?point du tout. On la veut, parcequun liommequi est accoutume ä la dire paroit etre liardiet libre. En effet, un tel liomme semble nedependre que des clioses, et non pas de la ma-niere dont un autre les reeoit.

Cest ce qui fait quaulant quon y recom-mande cette espece de francliise , autant on ymeprise celle du peuple, qui na que la veriteet la simplicite jiour objet.

Enfm leducation , dans les monarcliies ,exige dans les manieres une certaine politesse.Les bonunes, nes pour vivre ensemble , sontpes aussi pour se plaire; et celui qui nobser--