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LIVRE IV, CltAP. I. III
mllles, l’auront aussi. Les lois de l’educationseront done differentes dans cliaque especede göuvernement. Dans les nionareliies, ellesauront pour objet l’honneur; dans les repu-blique's, la vertu ; dans le despotisme, lacrainte.
CHAPITRE II,
De l’education dans les monarchies,
C e n’est point dans les maisons publiques ohl’on instmit l’enfanee que Ton recoit, dans lesnionareliies, la principale education; e’estlorsque l'on entre dans le monde que l’educa-tion en quelque facon commence. La est l’e-cole de ce que l’on appelle l’lionneur, ce mai-tre universel qui doit par-tout nous conduire.
C’est la que l’on voit et que Ton entendtou-joursdire trois choses, « qu’ilfautmettre dans« les vertus une certaine noblesse, dans les« moeurs une certaine francliise, dans les ma-« nieres une certaine politesse, »
Les vertus qu’on nous y montre sont tou-jours moins ce que l’on doit aux autres que ceque l’on se doit a soi-ineme: elles ne sont pastaut ce qui nous appelle vers nos concitoyensque ce qui nous en distingue.
On n’y juge pas les actions des liommeseomme bonnes, mais comme belles; eommejustes, mais comme grandes; eomme raison-nables, mais comme extraordinaires.
Des que l’lionneur y peut trouver quelque