LIVRE III, CHIP. IE. I07
C’est appareminent dans ce sens que descadis ont soutenu que le grand-seigneur n’e-toit point oblige de tenir sa parole ou son ser-ment, lorsqu’il bornoit par-lä son autorite (1).
II faut que le peuple soit juge par les lois, etles grands par la fantaisie du prince; que la tetedu dernier sujet soit en surete, et celle des ba-chas toujours exposee: On ne peut parier sansfremir de ces gouvernements monstrueux. Lesophi de Perse, detröne de nos jours par Mi-riveis , vit le gouvernement perir avant laconquete, parcequ’il n’avoit pas verse assez desang (2).
L’histoire nous dit que les horribles cruau-tes de Domitien effrayerent les gouverneurs aupoint que le peuple se retablit un peu sous sonregne ( 3 \ C’est ainsi qu’un torrent qui ravagetout d’un cote laisse de l’autre des campagnesoü l’oeil voit de loin quelques prairies.
CII AP IT RE X.
Difference de l’obeissance dans les gouvernementsmoderes et dans les gouvernements despotiques.
Dans les etats despotiques, la nalure dugouvernement demande une obeissanceextre-me; et la volonte du prince, une fois connue,
( 1 ) Ricault, de VEinpire oltoman. — ( 2 ) Yoyez1’bistoire de cette revolution, par le P. Dncerceau.—(3) Son gouvernement eloit militaire, ce qui estune des especes du gouvernement despotique.^