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Mique, n’allerent-ils pas l’accuser devant lesRomains ? Malheureux, qui vouloient etre ci-toyens sans qu’il y eut de eite, et tenir les ri-cliesses de la main de leurs destrucleurs ! Bien-tot Rome leur demandapour olages trois centsde leurs principaux citoyens; eile se fit livrerles armes et les vaisseaux, et ensuite leur de-clara la guerre. Par les choses que fit le deses-poir dans Cartliage desarmee (i), on peut ju-ger de ce qu’elle auroit pu faire avee sa vertulorsqu’elle avoit ses forces.
CHAPITRE IV.
Du principe de l'aristocratie.
Comme il faut de la vertu dans le gouverne-ment populaire, il en faut aussi dans l’aristocra-tique. Il estvrai qu’elle n’y est pas si absolu-ment requise.
Le peuple, qui est a l’egard des nobles ceque les sujets sont a l’egard du monarque, estcontenu par leurs lois : il a donc moins besoinde vertu que le peuple de la democratie. Maiscomment les nobles seront-ils contenus ? Ceuxqui doivent faire executer les lois cont.re leurscollegues sentiront d’abord qu’ils agissent con-tre eux-memes. II faut dönc de la vertu dans cecorps, par la nature de la Constitution,
Le gouvernement aristocratique a par lui-
f i) Cctte guerre dura trois ans.