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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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98 DE leSPRIT DES L 0 IS.

avoitvingtmille citoyens (1) lorsquelle defen-dit les Grecs contre lcs Perses, quelle dispulalempire ä Lacedemone, et quelle attaqua laSicile; eile en avoit vingt mille lorsque Deme-trius de Plialere les dcnombra (2) comme dansun marche lon compte les esclaves. QuandPhilippe osa dominer dans la Grece, quand ilparut aux portes dAthenes (3), eile 11avoit en-core perdu que le temps. On peut voir dansDemosthene quelle peine il fallut pour la re-veiller : on y craignoit Philippe, non pas com-nie lennemi de la liberte, mais desplaisirs(4).Cette ville, qui avoit resiste a tant de defaites,quonavoitvuerenaitre apresses deslructions,fut vaincue ä Cherenee, et le fut pour toujours.Quimporte que Philippe renvoie tous les pri-sonniers ? il ne renvoie pas des liomines; iletoit toujours aussi aise de triompher des for-ces dAthenes quil etoit difficile de triompherde sa vertu.

Comment Carthage auroit-elle pu se sou-tenir ? LorsquAnnibal, devenu preteur, vou-lut empecher les magistrats de piller la repu-

(t) XUutarque, in Pcricle; Platon, in Cr'itia .(2) Il sy trouva vingt-un mille citoyens, dix milleetraugers, quatre Cent mille esclaves. Voyez Atbe-nee, liv. VI.( 3 ) Elle avoit vingt mille citoyens.Voycz Deinostliene, in arislog. (4) Hs avoientfait nne loi pour puuir de mort celui qui propose-roit de convertir aux usages de la guerre largentdestine pour les theätres.