IOO DE l’ESPHII DES LOTS.
meme une cerlaine force que la democratie n’apas. Los nobles y lorment un corps, qui, parsa prerogative et pour son interet particulier,r^prime le peuple; il suffit qu’il y ait des lois,pour qu’ä cet egard elles soienl executees.
Mais autant qu’il est aise ä ce corps de re-primer les autres, autant est-il difficile qu’il sereprime lui-meme (i). Telle est la nature decette Constitution, qu’il semble qu’elle metteles meines gens sous la puissance des lois, etqu’elle les en retire.
Or, un corps pareil ne peut se reprimer quede deux manieres; ou par une grande vertu,qui fait que les nobles se trouvent en quelquefacon egaux ä leur peuple, ce qui peut formerune grande republique ; ou par une vertumoindre, qui est une certaine moderation quirend les nobles au moins egaux ä eux-memes,ce qui fait leur Conservation.
La moderation est donc l’ame de ces gou-vernements. J’entends celle qui est fondee surla vertu , non pas ceile qui vient d’une lächeteet d’une paresse de l’ame.
(i) Les crimes publics y pourront etre punis,parceque c’est l afTyirc de tous : les crimes particu-liers n’v seront pas punis, parceque l’äffaire de tousest de ne les pas punir.