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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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LIVRE ITI, C1IAP. III.

en cut toujours moins, au lieu de se reveillerapres Cesar, Tibere, Caius, Claude, Neron,Domitien, eile lut toujours plus esclave; tousles coups porlerent sur les tyrans, aucun surla tyrannie.

Les politiqucs grecs qui vivoieut dans legouveruemeut populaire ne reconnoissoientdautre force qui put le soutenir t[ue teile dela vertu. C.eux daujonrdliui ne nous parlentque de manufactures, de commerce, de linan-ces, de ricliesses, et de luxe meine.

Lorsque cette vertu cesse, lambition entredans les coeurs qui peuvent la recevoir, etlavarice entre dans tous. Les desirs cliangentdobjets; ce quon aimoit on ne laime plus;on etoit libre avec les lois,. on veul etre librecontre eiles; chaque citoyen est comme un es-clave ecliappe de la maison de son maitre; cequi etoit maxime, on Fappelle rigueur; ce ouietoit regle, on Fappelle gene; ce qui etoit at-tention , on Fappelle crainte. Cest la frugalilequiestFavarice,etnon])asledesir davoir. Au-trefois le bien des particuliers faisoil le tresörpublic; mais pour lors le t resor public devientle patrimoine des particuliers. La republiqueest une depouille; et sa force nest plus que lepouvoir de quelques citoyens et la licence detous.

Atlienes eut dans son sein les meines forcespendant quelle domina avec tant de gloire, etpendant quelle servit avec tant de honte. Elle

ESI 1 *. DES MUS. I. y