C)6 DE l’eSPRIT DES I.OIS.
se juge au-dessus des lois, on a besoin demoins de vertu que dans na gouvernementpopulaire, ou celui qui fait execuler les loissent qu’il y est soumis lui-meme, et qu’il enportera le poids.
11 est clair encore quc le monarque qfui, parmauvais conseil ou par negiigence, cesse defaire execuler les lois, peut aisement reparcr lernal; il n’a qu’ä clianger de conseil, ou se cor-riger de cette negiigence meme. Mais lorsque,dans un gouvernement populaire, les lois ontcesse d’etre executces, comme cela ne peut ve-nir que de la corruplion de la republique,l’etat est d#ja perdu.
Ce fut un assez beau spectacle, dans le sieclepasse, de voir les efforts impuissants des An-glais pour etablir parmi eux la democralie.Comme ceux qui avoient part aux affaires n’a-voient point de vertu, que leur ambition etoitirritee par le succes de celui qui avoit le plusose (i), que l’esprit d une faction n’etoit repri-mc que par l’esprit d’une autre, le gouverne-ment changeoit sans cesse; le peuple etonnechercboit lademocratie, etnela trouvoit nullepart. Enfin, apres bien des mouvements, descliocs et des secousses, il fallul se reposer dansle gouvernement meine qu’on avoit proscrit.
Quand Syllavoulutrendre ä Home la liber-te, eile ne put plus la reeevoir; eile 11 ’avoitplus Cju’uii foible reste de vertu: et comme eile
(i) Cromwtl.