IITRE I, CHIP. I. 09
-mieux que nous, et ne font pas un aussimau-vais usage de leurs passions.
L'liomme, comme etre physique, est, ainsique les antres corps, gouverne par des loisinvariables ; comme etre intelligent, il violesanscesse les lois que Dieu a elablies, et changeeelles qu’il etablit lui-meme. II faut qu’il seconduise; et cependant il est un etre borne ; ilest sujet ä l’ignorance etäl’erreur, commetoutes les intelligences finies; les foibles con-noissanees qu’il a, il'les perd encore. Commecreature sensible, il devient sujet ä mille pas-sions. Un tel etre pouvoit ä tous les inslantsoublier son createur; Dieu l’a rappele ä lui parles lois de la religion : un tel etre pouvoit atous les instants s’oublier lui-meme; les phi-losoplies Font averti par les lois de la morale:fait pour vivre dans la soeiete, il v pouvoitoubiier les autres; les legislateurs Font rendua ses devoirs par les lois poliliques et civiles.
CH A PI T il E II.
Des lois de la nature.
AviST toutes ees lois sonI eelles de la na-lure, ainsi nominees pareequ’elles deriventuni(|uenient de la constimtion de nolre etre.Pour les eonnoitre bien il laut considercr unlioinine avant l’etablissement des societes. Leslois de la nature seront eelles tpu’il recevroitdans un etat pareil.
Cetle loi qui, en imprimant dans nous-m<.