Druckschrift 
[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
Entstehung
Seite
68
Einzelbild herunterladen
 

68 DE LF.SPr.IT DES LOIS.

physiqne suit les siennes. La raison en cst quelesetres particuliers intclligents sollt bornespar leur nalure, el par consequenl Sujets alerrcur ; et, dun aulre cd Le, il est de lcurnatnre quils agissent par eux-memes. 11s nesuivent donc pas constamment leurs lois pri-mitives ; et celles meine quils se donncnt, ilsne les suivent pas loujours.

On ne sait si les betes sont gouvernecs parles lois generales du mouvement, on par unemotion particuliere. Quoi quil en soil, ellesnont point avec Dieu de rapport plus intimeqne le reste du monde materiel; et lc sentimentne leur sert que dans le rap])ort quelles ontentre elles, ou avec dautres ctres particuliers,ou avec elles-memes.

Par lattrait du plaisir elles conservent leuretre particulier, etpar le menie a ttrait elles con-servent leur espece. Eiles ont des lois naturel-les , parcequelles sont unies ,par le sentiment;elles nont point de lois positives, parcequellesne sont point unies parla eonnoissance. Ellesne suivent pourtant pas invariablement leursIdis naturelles; les plantes, en qui nous ne re-marquons ni eonnoissance ni sentiment, lessuivent mieux.

Les betes nont point les supremes avanta-ges que nous avons; elles en ont que nous na-vons pas. Elles nont ]>oint nos esperanees,mais elles nont pas nos crainles; elles subis-sent eomme nous la mort, mais eest saus laeonnoilre : la plupart meine se conservent