LIVRE I, CHIP. r. G 7
diversite est unifonnüe , cliaque cliangementest constemce.
Les etres particuliers intelligents peuventavoir des lois qu’ils ont faites : mais ils en ontaussi qu’ils n’out pas faites. Avant qu’il y eutdes etres intelligents, ils etoient possibles; ilsavoient donc des rajiporls possibles, et parconsequent des lois ])ossibles. Avant qu’il yeüt des lois faites, ilyavoit des rajiporls dejustice possibles. Dire qu’il n’y a rien de justeui d’injuste que ce qu’ordonnent ou defendentles lois jtositives, c’est dire qu’avant qu’on eüttrace ile cercle tous les rayons n’etoient pasegaux.
11 faul donc avouer des rapports d’equiteanterieurs a Ja loi positive qui les etablit: com-me, par exemple, que, sujipose qu’il y eüt dessoeietes d’bommes,il seroit juste de se con-former a leurs lois ; que, s’il y avoit des etresintelligents qui eussent recu tjuelque bicufaitd’un autre etre, ils devroient en avoir de !areconnoissance ; que , si un etre intelligentavoit ereeun etre intelligent, le cree devroitrester dans la dependance qu’il a eue des sonorigine; qu’un dtre intelligent qui a fait dumal ä un etre intelligent merite de recevoir lemime mal; et ainsi du reste.
Mais il s’en laut bien que le monde intelli-gent soit aussi bien gouverne que le monde|)livsique; rar, quoique eelui-la ait aussi deslois qui, par leur nalure, sonl invariables, ilne les suit pas constamment comme le mondu