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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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67
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LIVRE I, CHIP. r. G 7

diversite est unifonnüe , cliaque cliangementest constemce.

Les etres particuliers intelligents peuventavoir des lois quils ont faites : mais ils en ontaussi quils nout pas faites. Avant quil y eutdes etres intelligents, ils etoient possibles; ilsavoient donc des rajiporls possibles, et parconsequent des lois ])ossibles. Avant quil yeüt des lois faites, ilyavoit des rajiporls dejustice possibles. Dire quil ny a rien de justeui dinjuste que ce quordonnent ou defendentles lois jtositives, cest dire quavant quon eüttrace ile cercle tous les rayons netoient pasegaux.

11 faul donc avouer des rapports dequiteanterieurs a Ja loi positive qui les etablit: com-me, par exemple, que, sujipose quil y eüt dessoeietes dbommes,il seroit juste de se con-former a leurs lois ; que, sil y avoit des etresintelligents qui eussent recu tjuelque bicufaitdun autre etre, ils devroient en avoir de !areconnoissance ; que , si un etre intelligentavoit ereeun etre intelligent, le cree devroitrester dans la dependance quil a eue des sonorigine; quun dtre intelligent qui a fait dumal ä un etre intelligent merite de recevoir lemime mal; et ainsi du reste.

Mais il sen laut bien que le monde intelli-gent soit aussi bien gouverne que le monde|)livsique; rar, quoique eelui-la ait aussi deslois qui, par leur nalure, sonl invariables, ilne les suit pas constamment comme le mondu