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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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K LOGE

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parveuir qncnla merilant. Jamais il na cbercbe iinugmcnter la sienne par cos manoeuvrcs sourdes, parres voics obscures et lionlcuses, qui deshonoreut lapcrsonne sans ajouter au nom de 1auteur.

Dignc de toutesles dislinctions et de loutes les re-compenses, il ne demandoit rien et ne setonnoitpoint detre oublie : mais il a ose, meine daus descirconslances delicatcs , protegerä la cour des hom-mes de letlres perseculcs , celebres , et malheureux,et leur a obtenu des graces.

Quöiquil vecut avec les grands , soit par neces-e>ite , soit par convenance , soit par gout, leur so-ciete netoit pas necessaire ason bonlicur. Il fuyoitdes qu'il le pouvoit a sa ter^e : il y retrouvoit ayecjoie sa pliilosopliie , ses livres, et le repos. Entourede gens de la Campagne , dans ses lieurcs de loisir ,apresavoir ctudie riioinuie dans le commerce dumonde et daus lkistoire des nations , il letudioitencore dans ces ames simples que la nature seule ainstruites, et il y trouvoit a apprendre : il conver-soit gaiement avec eux; il leur ebereboitde lesprit,comme Socrate ; il paroissoit se plaire autant dansleur entretien que dans les societes les plus brillan-tes , sur-toutquandil termiuoit leurs differents, etsoulageoit leurs peiues par ses bienfaits.

Rien nhonore plus sa memoire que lecoiiomicaveclaquelle il vivoil, et quon a ose trouver exces-sive dans im monde avare et fastueux, peu J'ait poureil penetrer les motifs et encore moiiLs pour les sen-tir. Bicnfaisant et par consequent juste, ÜVI. de Mon-tesquieu nc vouloit rien preudre sur sa famille , ni