I)E MONTESQUIEU. 33
plusaimable; il en sortoit toujours par quelque trnitinattend.ii qnireveilloitla couversal ion languissante:d’aillcurs eiles n'etoieut jamais ni jouees, nicho-quantes, ni importnnes. Le fcu de son esprit, legrand nombre d’idees dont il etoit plein, lesfai-soieut naitrc : mais il n’y tomboit jamais au milieud’un entretien interessant ou serieux; le desir deplaife ä ceux. avec qui il se trouvoit le rendoil alorsa eux saus affectation et sans cffort.
Les agrements de son commerce tenoient non seu-lemeut ä son caracterc et a son esprit, mais a l’especede regime qu’il observoit dans 1’etndc. Quoique ea-pable d’uue meditation profoude et long-temps sou-tenue, il n’epuisoit jamais ses forces; il quittoittou-jours le travail avant que d en ressentir ia moindreImpression, de fatiguc (i).
Il etoit sensible ä la gloire; mais il ne vouloit v
(i) L’auteur de la feuille anonyme et periodique dontnous avons parle ci-dessus prelend tronver une contra-diction manifeste entre ce que nous disons ici et ee quenous avons dit un peu plus haut, que la sante de M. deMontesquieu s’etoit alteree par reffet lent et presque iu-faillible des etudes profondes. Mais pourquoi, en rap-prochant les deux endroits, a-t-il suppriine les mots lent
IT TRESQUE INFAILLIHLE qu'll HVOit SOUS les yCUX ? Cest
evidemment parcequ’il a senti qu’uu effet lentn’estpasmoins reel pour n’etre pas ressenti sur- le-champ , et que,par consequent, ces mots detruisoient l’apparence de lacontradiction qu’on preteudoit faire remarquer. Telleest Ia bonne foi de cet auteur dans des bagatelles , eta plus forte raison dans des matieres plus serieuses.(Rote tiree de Vavertissement du sixieme volume de1‘ Encjcloptdie