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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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celui-ci en etoil plus prodigue, se refusa constam-ment et poliment a ses pressantes söllicitations.M. Dassier essnya dabord des difficultes senvblables.« Croyez-vous, dil-il enfin ä M. de Montesquieu,« quil uy ait pas autanl dorgueil a refuser ma pro-« position qua laccepter ? » Desarme par cette plai-santerie, il laissa faire a M. Dassier tout ce quilvoulut.

liauteur de lEsprit des lois jouissoit enfin paisi-blement de sa gloire, lorsquil tomba malade aueommencement de fevrier. vSa saute, naturellementdelicate, commencoit ä salterer depuis long-tempspar leffet leul. et presque iufaillible des etudes pro-fondes, par les chagrins quon avoil: clierche a luisusciter sur son ouvrage, cnlin par le genre de viequou le forcoit de raener aParis, et quil sentoit luielre Juneste. Mais lempressement avec lequel onreclierclioit sa societe etoit trop vif pour netre pasquclquefois indiscrct; on vouloit sans sen apj>eree-voir jouir de lui aux depens de lui-meme. A peiuela nouvelle du danger oti il e^toit se fut-elle repan-due, qnelle devint lobjet des conversations et delinquictude publique. Sa maison ue desemplissoitpoint de personnes de tout rang qui veuoient sin-former de son etat, les unes par un interet veritabb* 1les autres pour sen donner l'apparence, ou poursuivre la foule. Sa majeste, penetree de la perle queson royanme alloit faire, en demanda plusieurs loisdes nouvelles : lemoignage de bonte et de justice quinbonore pas moins le monarque que le sujet. La iiude M. de Montesquieu ne fut point iudigne de savie. Accubic de douleurs cruelles, eloigne dune fa-