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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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ELOGE

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plein de prudence ne precipitera rien dans nne siimportante maticrc. II connoil les Lomes de la rai-son et de la foi : il sait que Pouvrage dim homme deletlres ne doit point etre examine coimne cclui duntheologien ; que les mauvaises consequences aux-quelles une propositiou peilt donner lieu par desiuterpretations odieuses ne rendenl point blamablela proposition en elle-memc; que dailleurs nous vt-vons daus un siecle mallieureux ou les iutcrets de lareLigiou ont besoin detre nienages, et qu'on peutIni nuire aupres des simples en repaudaut mal-a-propos sur des genies.dti premier ordre le soupeond'incredulite; quenlin, malgre cette accusation in-juste, M. de Moutesquieu fut toujours estimc, re-cherclie et accueilli, par toul cequelYglisea de plusrespectable et de plus graud. Eüt-il conserve aupresdes gens de bien la consideration dont il jouissoits'ils rcussent regardecomme uu ecrivain dangereux?

Pendant que les insectes le tourmentoient dansson propre pays, lAngleterre elevoitun monnmenta sa gloirc. Eu 17- / )2 , M. Dassicr, celebre par les inc-dailles qu'il a frappees a l'lionneur deplusieurs liom-mes illustres, vint de Londres a Paris pour frapperla sienne. M. de la Tour, eet artiste superieur parson talent, et si estimable par son desinteressementet l elevation de son ame, avoit ardemment desirede donner un nouveau lusfreasonpinceaucntrans-Diettant a la posterite le portrait de lauteur de lEs-prit des lois; il ne vouioit que la satisfaefion de lepeindre ; et il meritoit, cornrne' Apelle , que cetbonneur lui fut reserve: mais M. de Montesquieu,dautaut plus avare du temps de M. de la Tour qu©