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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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DE MONTESQUIEU. 27

sanierte qui y regnent, cloit etre regarde corame 1111modele en ce genre. M. de Montesquieu, chargeparson adversaire dimputations atroces, pouvoitle rendre odieux sans peinc : il fit mieux:, il le ren-dit ridicule. vSil faut tenir compte a lagresseurdnnbien quila fait sans le vouloir, nous lui de-vons une cternelle reconnoissuncc de nous avoirprocure ce clief-doeuvre Mais ce qui ajoute cucoreau incrite de ce moreeau precieux, cesl que lau-teur sy est ! pcint lui-meine sans y penser ; ceuxqui Font coiinu croient icnteudre; el la posteritesassurera, cn lisant sa Defense, que sa conversa-tion 11etoit pas inferieure ä ses ecrits ; elogc quebien peu degrauds honunes ont merite.

Une autre circonstance lut assure pleinemeut l'a-Tantage dans cette dispufe. Le critiquft, qui, pourpreuve de son attachement a la religion, eil dechireles ministres^accusoil hautement leclcrge de France,et sur-tout la faonltc de Ideologie, dindiffereucepour la cause de Dicu, eil ce cju'ils ne proscrivoient.pas authenliquement un si pernicieux ouvrage. Lafaculte etoit cn droit de mepriser le rcproche dunecrivain sans aveu : niais il sagissoit de la religion;une delicalesse louable lui a fait prendre le partidexaminer lEsprit des lois. Quoiquelle s'en oc-cupe depuis plusieurs annees, eile na rien pronon-ce jusquiei; et, fut-il echappe a M. de Montesquieuquelques inadvcrtances legeres, presque inevitnblesdans une carriere si vaste, 1attention longue et scru-puleuse quelles nuroient demandee de la part ducorps le plus eclaire de leglise prouveroit au moins«sombien eiles seroient excusables. Mais ce corps