K I. O G r.
toi re ; et c'est an pliilosophc a les y decouvrir. D’ail-leurs il n’en esl pas des syslemes dans cetlc etndccommcdans celle de ia plrysique. Ceux-ei sont prea-rjae toujours precipites , parcequ'unc observationnouvclle et impreyue pent ies renvcrser eil 1111 ins-tant ; au contraire, quand on reeueille avec soin lesfaitsquenous I ransmel riiistoireaneienne d’unpavs,si ou. ne rassemble pas toujours Ions les niateriauxqu’on peut dcsirer, on ne sauroit du moins espererd’en avoir im jour davantage. L'etude reUechie del’liistoire, etude si importante et. si diflicile, con-sisle a conxbiuer de la maniere la plus parfaite cesmateriaux defectucux: tel scroit le inerite d’un ar-eliitecle qui, sur des rnines savantes, traceroit dela maniere la plus vraisemblable le plan d’un eui-lice antiqne en suppleant par le genic et par d’beu-reuses conjectures a des festes informes et tronques.
C'cst sous cepoiut de vuequ’il fauteiiYisagcr l’ou-vrage de M. de Montesquieu. II trouvc les eauses dela grandeur des Uomains dans l’anionr de ln liberte,du travnil et de la patric , qu’on leur inspiroit desl’enfauee; dans la sevcrite de la discipline mi-litaire; dans ces dissentions intestines qui don-noient du ressort aux esprits, et qui cessoient tonta coup a la \ue v de 1 ’ennenii; dans eette eonstanceapres le mallieur, qui ne descsperoit: jamais de larepub'iquc ; daus le principe oü ils furent toujoursde ne faire jamais ia paix qu’apres des victoires;dans 1 'lionneur du triomplic, sujet d’emulatioupour les gencraux; dans la protecliou qu’ils ac-cordoient aux peuples revolfcs contre lettrs rois;dans rexcellentc politique de laisser aux vaincus