DE MONTESQUIEU. I 5
nos avantages , et si peu disposcs a reconnoitre ennous aucune superiorite.
Comrae il n’avoit rien cxamine ni avec la pre-venliou d’un entliousiaste ui avco l’austerite d’nncvnique , ii n'avoit remporte de ses voyages, ni undedain outrageant pour les ctraugers , ni un ineprisencore plus deplace pour son propre pays. II resul-toit de ses ohservations que l’Alleinague etoil faitepour y voyager , l’Italie pour y sejourner , l’Angle-terre pour y penser , et la France pour y vivrc.'jDe retour enfiu dans sa patrie, M. de Montesquieuse retira pendant deux ans u sa terre de la Brede. 11v jouit en paix de cette solitudc que le spectacle et lctumultc du monde servent a reudre plus agrcable:il vecut avec lui-ineme , apres en etre sorti si long-temps ; et, ce qui nous interesse le plus, il mit laderniere main a son ouvrage sur les Causes de lagrandeur et de la decadence des Romains, quiparut en i 784. v
Les empires, aiusi que les homraes, doiventcroitre, deperir, et s’eteindre. Mais cette revolutionnecessaire a souvent des causes cachees que la nuitdes teinps nous derobe, et que le mystere 011 leurpetitesse appareute a raeme quelquefois voilees auxyeux des contemporains. Rien ne ressemble plussur ce point ä l’liistoire moderne que Fliistoire an-cienne. Celle des Romains merite neanmoins a cetegard quelque exception : eile presente une poli-tique raisonnee, un Systeme suivi d’agrandissementqui ne pennet pas d’attribuer la fortuue de cepeuplea des ressorts obscurs et subalternes. Les causes dela grandeur romaiue se trouvent donc dans l’bis*.