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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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ctude particnüere des benux arts ; mais lexpressiondont brillent les chefs-doeuvre en ce geure samtinfailliblcinent tout Jiomme de genie. Aceoutume aetudier la natnre, il la reconnoit qnand eile estimitee, comme im portnut ressemhlunt Rappe louscetix a qni 1original est familier. Malheur aux pro-ductions de lart dont toute la beaute nest que pourles artistes l

Apres avoir parcouru ritalie,M. de Montesquieu\int en Suisse. Il examina soigneusement les vastespavs arroses par le Rhin. Et il ne lui resta plus riena voir eu Allemagne, car Erederic ne regnoit pasencore. Il satreta ensuite quelqne temps dans lesProvinces-TJnies, raonumeut admirable de ce quepeut rindustrie liumaine animee par Jamour de lalibertc. Enlin il se rendit en Angleterre, oii il de-meura deux ans. Digne de voir et dentretenir lesplus grauds liommes, il neut a regretter que deuavoir pas fait plutdt ce voyage. Locke et Newtonetoient raorts. Mais il eut souvent Tlionneur defaire sa cour a leur protectrice, la celebre reinedAngleterre, qui cultivoit la philosopliie sur letröne , et qui gouta , comme eile le devoit, M. deMontesquieu. 11 ne fut pas moins accueilli par lanation, qni navoit pas besoin sur cela de prendrele ton de sesmaitres. Il forma a Londres des liaisonsintimes avec des liommes exerces a mediter et ä sepreparer aux grandes cboses par des eludes pro-fondes. Il sinstruisit avec eux de la natnre du gou-vernement, et parvint a le bien connoilre. Nousparlons ici dapres les teinoignages publics que luien ont rendus les Angiais eux-memes, si jaloux de