I) E M O IV T i; s (I ü I E U. 1 3
fance dans cette oceasion, M. de Montesquieu luidemanda pourquoi on n’avoit pas essayc dcvaincrecette resistanoc par un moyen presque toujours in-faillible en Anglcterrc, par lc grand mobile desactions des hommes, en un mot par l’argent. «Ce ne« sont pas , repondit Law, des genies aussi ardents
* et aussi genereux que nies conipatrioles ; mais ils
* sont beaucoup plus incorruptibles. »> Nous ajou-lerons, sans aucun jprejuge de vauite nationale,qu'un corps libre ponr quelques instants doit micuxresister a ia corruplion que celui qui Test toujours ;le premifjr, en vendant sa libcrte , la perd; le sc-eond ne fait. pour ainsi dire que Ia preter, et l’exercemeine eti l’engageaut. Ainsi les cireonstances et lanaturc du gouvernement font les vices et les vertusdes ualions.
Un autre personnage, non moins fameux, queM. de Montesquieu vit encore plus souvent a "Ve-nise, futle comte de Bonneval. Celliomme, si coiiiiupar ses aventures, qui n’etoicnt pas encore a leurterme , et Hatte de converser avcc un juge digue dereutendre , lui faisoit avec plaisir le detail siugu-lier de sa vie, le recit des actions militaires oii ils’etoit trouve, le portrait des generaux et des nii-nistres qu’il avoit coimus. M. de Montesquieu serappcloit souvent ces eonversations, et en racontoitdifferents traits ä ses amis.
II alla deVenise a Home. Dans cette ancicnneca-pitale du monde , qui Test encore a certains egards,il s’appliqua sur-tout ä examiner ee qixi la distingueaujourd’hui le plus ; les ouvrages des Raphael, desTitien, et des Michel-Ange. 11 n’avoit pointfait une
£SPB. DF.S T.OIS. I. 2
)