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V. LOGE
sonanciennc patrie. Le prince Eugene (i) en laissoitvuir sur-tout autanl que lepeut faire un euncmisurles suites funestcs de eette division intestine quitrouble depuis si long-tcmps l’eglise de France :riiomme d’etal en prcvovoit la duree et les effets,ct les predit au plülosoplie.
M. de Montesquieu parlit: de Vienne pour yoirla Hongrie , contree opulente et fertile , babitee parune nation liere et genereusc , le fleau de ses tyranset l’appui de ses souvcrains. Conimc peu de per-somics connoissent bien ce pays, ila ecrit avccsoincette partie de ses voyages.
D’Allemagne il passa en Italic. II vit a Venise lefameux Law, a qui il ne resloit de sa grandeur pas-see que des projets beureuseinent destines a mo^irirdans sa tete, et un diamanl: qu’il engageoil pourjener aux joux deliasard. Un jour la conversationrouloit sur le famenx Systeme que Law avoit iu-vente epoque de taut de malbenrs et de forlimes ,et sur-tout d’une depravation reinarqnnble dans 110smoeurs. Conime le parlement de Paris, depositaireimmediat deslois dans les temps de minorite, avoitfait eprouver au minislre ecossais qucJque resis-
(1) Le prince Eugene lui demanda un jour en queletat eloicut les affaires de la eoustilution en France.M. de Montesquieu lui repondit que le miuistere prenoitdes inesures pour eteindre peu a peu le jansenisme, etque dans quelques amiee.s il n’en seroit plus question.« Yous neu sorlirez jamai =, dit le prince : le feu roi s’estt« laisse engager dans une aifairc dout son arriere-petit-« fils ne verra pas la fin». {Eloge manuscrit de Al. deMontesquieu, par M. de Secondat , son Jils .)