F.LOC E
avccanlant d'liabilcie que de force, obtiot la justicequVlle demandoit. Cc succes, il esl vrai^parmalheurpour l’etai. bieu plus que pour lni , fnl. aussi passa-ger que s'il eilt eie injuste ; ä pcine la voix des peu-plcs cul-elle oesse de se faire enlendre, que l'impdtsuppriinefut rcmplaee par un aulre : mais lc ciloycnavoit fail son dcvoir.
IJ lut recii, le 3 avril 171O, dans Vacademie deBordeaux, qui ne faisoit que de liallre. Le goiitpour la jnnsique et pour les ouvrages de pur agre-ment avoit d’abord rassemble les membres qui laformoient. M. de Montesquieu crut avec raison quel’ardeur naissantcet les talents deses confrercs pour-roient s’exerccr avec encore plus d’avantagc sur lesobjets de lapliysique. 11 etoit persuade que la nature,si digned’etre observeepar-tont, trouvoit aussi par-tout des yeux dignes de la voir ; qu’au contraire lesouvrages de goiit ne souffrant point de mediocrite,et la capilale eianten ce genre le ceutrc des lumiereset des secours , il etoit trop difiieile de rassemblerloin d’elle un assez grand uombre d’ecrivains distin-gues. 11 rrgardoit los socictes de bel-esprit, vsi etran-gemeut mullipliees dans nos provirices,conimeuueespece 011 plutdt com me uneombredeluxelilteraire,qui nuit. a l'opulenee reelle, sans meme eil offrirTapparence. Heureuscmcnt M. le dne de la Force ,par un prix qu'il venoit de fonder a Bordeaux,avoit scconde des vues si eclairees el si just.es. Onjugea qu’une e\perience bien faite somit preferabiea un discours foible 011 ä un mnuvais poeme ; ctBordeaux eut unc academie des Sciences.
M. de Montesquieu , nullemenl cmprcssc de sc