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8 (1740) Lettres SEH - Z
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Z W I.

Maximilien, nomma dans fon teftament Zwinger héritier detous fes biens. Il mourut de la pelle le onzième feptembre1610, âgé de 41 ans, après avoir rendu de fidèles fervices àplufieurs autres pendant la contagion. Il a augmenté & poli leTbeatrum Vitæ Humana de fon père, & publié les Ouvrages fui-vans , Examen Principiorum Chymicorum ad Hippocratis, Galeni, ca-terorumque Gracorum & Arabum confenfum; Etymologicum GræcumMagnum ; Commentarius in librum Galeni de Definitionibus Medicis ;Catecbij'mus Religionis Chrijliana É? Analyfis in Epiftolas Pauli.

* Freher, Tbeatrum. Dictionnaire Allemand,

Z W 1N G E R (Théodore) fils du précédent, naquit le 21novembre 1597, & prit le dégré de Maître-ès-Arts en 1613.Les fecours qu’il trouva dans la maifon & dans la bibliothèquepaternelle lui firent naître du penchant pour la Médecine; maisayant échapé d’une grande maladie, il réfolut de fe vouer à l’é-tude de la Théologie. Il s’appliqua d’abord avec foin au Grec& à l’Hébreu. En 1617, il alla à Heidelberg, & y foutint desThéfes publiques le cinquième juillet de la môme année fousHenri Alting fur cette quellion, An Eletiionis nojirce Decretumnitatur jide pravifa. Paffant enfuite par Spire, Worms, Mayen-ce, Cologne & Wéfel, il fit un voyage dans les Pars-Bas & enAngleterre. Ayant préfenté à Londres fa Théfe à Marc - Antoi-ne de Dominis, celui-ci lui promit de l’avancer aulli-tôt qu’ilferoit pourvu de l’Evêché que le Roi lui avoit promis. MaisZwinger voyant que de Dominis étoit lui-même encore fort é-loigné de fon avancement, il alla à Paris, où il vit Pierre duMoulin, Samuel Durand & Jean Meftrezat. II paffa de Parispar la Bourgogne à Genève, & revint à Bâle le 29 novembre1617. Une vocation qu'il eut en 1619, l’empêcha d'aller à Dor-drecht durant le Synode. Le dixiéme j'anvier 1620, il fut nom-mé Archidiacre de la Cathédrale de Bâle. II fe maria la premiè-re fois en 1621, & la fécondé en 1626, avec la fille de JeanBuxtorfF, le père. En 1627, il parvint au Pallorat de l’Eglifede S. Théodore; & en 1629, il fit les fondions & de Médecin& de Paileur durant la pelle. Au mois de novembre de la mêmeannée, il fut nommé Antijlès de l’Eglife de Bâle, & le 30 no-vembre 1630, il prit le dégré de Docteur en Théologie. 11 a eu ,la réputation d’être très - allidu dans les fondions de fes charges,de prêcher avec fruit & de preffer fur tout la correétion desmœurs. En 1642, il introduit dans l’Eglife de Bâle l’ufage dupain ordinaire dans i’Euchariltie, avec lafraflion du pain. Enx654, B parvint i ia première Chaire de ProfelTeur en Théolo-gie. Ayant peu de tems après fait une chûte, il en mourut le 2 6décembre 1654, âgé de 57 ans. Voici la iilte de fes Ouvrages,Commentarius Analyticus Epijtola ad Romanos; Commentarius in Pfal-mos; Tbeatrum Sapientia Cœlejlis, vel Orthodoxie Fidei Sy[tema inTabulas dijlributum ; Declaratio Sententia Orthodoxie de S. Coma ;Difputatio de Libero Arbitrio; Syntagna Exercitationum Tbeologica-rum. * Freher, Tbeatrum. Dictionnaire Allemand.

ZWINGER (Jean) fils du précédent, Doéteur & Profef-feur en Théologie â Bâle, y naquit le 26 août: 1634. Ayantpris le dégré de Maître - ès - Arts, il s'appliqua à la Théologie,fuivant l’exemple de fon père, & fut reçu Minillre en 1654.Après la mort de fon père il accepta la charge de Paileur de l’E-glife Allemande à Genève. Il fit enfuite un voyage en Allema-gne, en Hollande & en Frife , & lia connoiffance avec lesThéologiens de ce tems-là, particuliérement avec le fameuxSamuel Des Marets, dont il fit toûjours un très - grand cas. Deretour dans fa patrie en 1656, il fut élu ProfelTeur en Grec, lejour même de fon arrivée à Bâle, qui étoit le troiliéme oétobre.Il fut enfuite aulli nommé Bibliothécaire , & rangea avec un tra-vail infatigable, toute la bibliothèque publique, dont il fit descatalogues écrits de fa main en plufieurs gros volumes in folio.Ayant pris le dégré de Doéteur en Théologie en 1665, il futnomme ProfelTeur en cette Faculté. Il s’aquitta de cette chargeavec beaucoup de foin & attira un grand nombre d’Etudians àfes Leçons tant publiques que particulières. 11 étoit fur tout enrélation avec Fr. Spanheim, J. L. Fabrice, J. Muller, Fr. Tur-retin, &c. & mourut au mois de février 1696. On a de lui,Traüatus de Fejlo Corporis CbriJU; De Rege Salomone peccante ; Ungrand nombre de Dilfertations Philofophiques & Théologiques,& des Harangues. * J. R. Wetllenii, üratio funebris JoannisZwingeri. Melchior Adam. Dictionnaire Allemand de Bâle.

ZWINGER (Théodore) fils du précédent , Doéteur &ProfelTeur en Médecine, naquit à Bâle le 26 août 1658. Ayantfait fes études de Philofophie dans fa patrie, il reçut le dégré deMaître-ès-Arts. Il embraffa enfuite l’étude de la Médecine &s’y pouffa tant â Bâle qu’à Schaffhoufe. Il reçut le dégré deDocteur en Médecine en 1680. Il fit enfuite fin voyage à Ge-nève, à Lyon, à Orléans, à Paris, & revint par Strasbourgdans fa patrie. En 1684 ü fut nommé ProfelTeur en Eloquen-ce, en 1607 en Phylïque, & en 1703 en Médecine. Il étoitMédecin de divers Princes, comme du Duc de Wirtemberg, duMarkgrave de Bade-Dourlach, du Chapitre des Chanoines deDellemont, de l’Abbé & de l’Àbbaïe de Beinweil, & de Notre-Dame de h Pierre. En 1694, il fit un voyage par le Tirol &la Bavière à Vienne en Autriche, où il eut diverfes fois l’hon-neur d’approcher de l’Empereur Léopold I. En 1700, les Cu-rateurs de l’Académie de Leyde l’appellérent à la Chaire deProfelTeur en Médecine, en lui promettant des gages fort con-lïdérables. En 1703, Frédéric I, Roi dePruffe, lui adreffa unevocation pour être fon Médecin, & la même charge lui fut of-ferte en 1710, par le feu Landgrave de Heffe-CalTel. Quoiqu’ileût fait un voyage en Pruffe, & qu’il eût été honoré d’un gra-cieux accueil du Roi, il préféra néanmoins le féjour de fa patrieà tout ce qu’on lui offroit chez les Etrangers. Il fut un vérita-ble ornement de fa patrie & de l’Univerfité de Bâle par fa vafteérudition, fon affiduité incroyable au travail, & fon humeurferviable & accueillante envers tout le monde. Il étoit déjà pré-

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paré â fournir des augmentations pour le Diétionnaire Hiltori-rique de Bâle de l’édition Allemande, mais fa mort arrivée aumois d’avril 1724, & la maladie qui la précéda l’empêchèrentde continuer ce travail. Voici la lille de fes Ouvrages, Le J'ûr& prompt Médecin , en Allemand ; Scrutinium Magnetis, Medico-Fbyfecum; Fafciculus Differtatiomm feleCtarum Medicarum ; Toea-trum Botanicum; Lexicon Univerfale Latino • Germanicum & Ger-manie o-Latinum; Specimen Pbyjica EleClico-experimentalis ; Differ.tatio de acquirenda vital longavitate ; DiJJertationes varice Medicis&? Pbüofopbicœ; Weckeri Sécréta aliquot arcanis auâiora reddita çÿcorreCta ; Epitome Médicinal Ettmulleri emendata; Pœdeiatreia £5*

Materia Medica. Il a lailTé plufieurs enfans. Aétuellement en1733 » ttn de fes fils eft ProfelTeur en Médecine après avoir pro-fellè la Logique. * Dictionnaire Allemand de Bile.

Z WI N G E R (Jean-Rodolphe) frère du précédent & An-tijlès de l’Eglife de Bâle, y naquit le 12 feptembre 1660. Ayantpris le degré de Maître-ès-Arts, il s’attacha à la Théologie &fut reçu Minillre en 1680. Après avoir fait quelque féjour àZurich & à Genève, il accepta ia charge de Minillre au Régi-ment Suilfe de Stuppa en France. De retour dans fa patrie, ilfut nommé au Pallorat de la petite ville de Liechtllal, dans leCanton de Bâle, en 1690. En 1700, il obtint le Pallorat del’Eglife de Ste Elizabeth à Bâle, & après la mort de Pierre Wé-renfels, il fut élu Antijlès des Eglifes de ce Canton, & obtint enmême tems la Chaire de ProfelTeur en Théologie. Il prit alorsle dégré de Doéteur en cette Faculté, après avoir difputé DePotejlate Clavium. Théologien profond & folide, il étoit fortverfé dans l’Hiltoire, & d’un zélé exemplaire dans les fondionsde fa charge. Outre quelques Théfes & Sermons, on a de luiun Traité en Allemand, intitulé l’EJ'porr d'I/raèl. il mourut aumois de novembre 1708, iailTant un fils nommé André, quj eftaéluellement Diacre de l’Eglife de S. Léonard à Bâle. * Oratiofunebris habita ab Hieronymo Burckardo, ejus in Antijlitio Juccef-fore. Dictionnaire Allemand de Bdle.

Z WIN G ER (Jean-Jacques) Doéteur en Philofophie &en Médecine, naquit à Zurich le onzième du mois d’août i<585»

& étoit fils de Théodore Zwinger, Doéteur & ProfelTeur .en Mé-decine, & de Marguerite Burchard, fille de Jean - Rodolphe Bur-chard, aullx Doéteur & ProfelTeur en Médecine. Jean-JacquesZwinger avoit tourné fes études du côté de la Théologie; maisun althme, dont il étoit attaqué, le détermina à étudier la Mé-decine. II y fit de fi promts & de fi grands progrès, qu’il ob-tint la dignité de Doéteur au bout d’un an. Il prit enfuite la ré-folution de voyager, pourfe perfeélionner dans cette Science.

II avoit commencé fes voyages par Genève, où il mourut leneuvième oétobre 1708. C’étoit un jeune homme d’une grandeefpérance; & quoiqu’il n’eût alors que 23 ans, il avoit déjà com-pofé les Ouvrages fui vans, Specimen Pbyjices EleCtico - experimen-talis, Compendia Pbyfico Joannis Henrici Suiceri aliifque probatisauCtoribus conquijitum, inque ufus Jludiofa Juventutis Metbodo per-J'picua adornatum : pramittitur JuccinEtum Tbeoretica PbiiofopbiteTbeatrum; Dijfertatio Medica inauguralis de valetudine plantarumfecunda çÿ adverfa. •

Z WI N G L E. Voyez Z U I N G L E.

ZWOL ou ZWOLL, ville de la Seigneurie d’Overiffel,

Tune des feptProvinces-Unies , eft fituée furl’Aa, entre le Vecht& Eiffel, à fix lieues au nord de Déventer & à trois lieues aufud-eltde Campen. Cette place eft affûrée par un double fofféplein d’eau qui environne fes remparts de tous côtez. Zwol aété ville Anféatique & Impériale, & a fait battre monnoye.

Les François en démolirent les fortifications en 1674. * Maty,

DiCt. Géogr.

♦ZWORNICK.SWORNICK ou KORNICH,petite ville forte de laBofnie, fur la rive gauche du Drin, eftâ l’eft de Bofna-Séraio, tirant vers le fud, & en eft éloignéede 15 a 16 lieues. * Carte de Hongrie, publiée à Amfterdamfous le nom de M. Delifle.

ZWYNFURTH. Voyez SCHWEINFURT.

* ZWYNSBURG, petite ville avec château, en Alle-magne dans la Haute Heffe, près de Hombourg - an - der - Hohe.

* Gr. DiCt. Univ. Holl.

ZYG. ZYL. Z Y P. Z Y T.

Z YGACTES ou Z Y G A S T E S, fleuve delà Thrace au-près de Philippes, & fur les confins de la Macédoine. LesPoètes difent que le chariot de Pluton fe rompit près de ce fleuve,lorsqu’il emmenoit Proferpine. * Appien, de Bellis Civüibus, l.

4 .p. 1041. de l’édition d’Amfterdam 1670: ou p. 650. de l’édi-tion de Henri Etienne â Paris. Claudien, de Raptu Proferpims.

ZYGANTES, anciens peuples d’Afrique, avoient cou-tume de fe peindre le corps avec du vermillon, & fe nourrif-foientde miel & de linges. * Hérodote, l. 4 .cb. 194-Z Y G E T H. Voyez S I G E T H.

* Z Y L (Pierre Valkendael de) d’Utrecht, iffu d’une famillediftinguée, Prieur des Chanoines Réguliers d’Utrecht, a écritfur le livre des Sentences, & a rangé par ordre alphabétique lesmots du Vieux & du Nouveau Teftament. II a travaillé fur S.

Thomas, in Secundum Secundæ , & in Librum Qticejlwnum de Ma.10 ,

On a outre cela de lui divers Sermons de Tempore & ae Sanuis.

Il mourut Tan 1485. * Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 765.

*ZYL (Othon Van) né à Utrecht en 1588..entra à 1 âge de18 ans dans la Société des Jéfuites. 11 poffédoit les Langues,fur tout la Gréque & THébraïque. Après avoir enfeigné Ia.Rhé-torique à Ruremonde, il fut Reéteur des Collèges de Bois-le-Duc & de Gand. On a de lui, Hijloria Miraculorum Beata Ma-ria Silvaducenjis ; Ruramunda illujlrata. Il a traduit de Grec enLatin les Vies de S. Xénophon & de Ste Marie fa femme, acelles des fils de Jean & d'Arcadius, & celles des Martyr^ a.